Des spermatozoïdes et des ovules créés sans hommes



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 Des spermatozoïdes créés sans hommes, mardi 11 juillet 2006, Radio-Canada

http://radio-canada.ca/nouvelles/Science-Sante/2006/07/11/001-fertilite-spermatozoides.shtml

Les femmes pourraient ne plus avoir besoin des hommes pour tomber enceintes. Des chercheurs britanniques ont démontré pour la première fois que des spermatozoïdes cultivés in vitro à partir de cellules souches pouvaient être utilisés afin de procéder à la fécondation de l'ovule, puis ainsi mener à la naissance de bébés.
L'expérience menée sur des souris par une équipe de l'université Newcastle a mené à la naissance de sept rejetons. Six d'entre eux ont vécu jusqu'à l'âge adulte.
Toutefois, les souris ont développé plusieurs ennuis de santé, comme des problèmes de poids et de la difficulté à marcher. D'autres expériences avaient déjà montré que les cellules souches pouvaient être utilisées pour produire des spermatozoïdes et des ovules. C'est cependant la première fois que la technique mène à la naissance d'animaux vivants.
L'équipe espère que son procédé pourra un jour être utile pour les couples infertiles, mais admet que beaucoup d'études sont encore nécessaires avant d'en arriver là.


Des spermatozoïdes et des ovules artificiels envisagés dans 10 ans (2005).



Royaume-Uni (Science)

http://www.tetu.com/rubrique/infos/infos_detail.php?id_news=1542&date_info=

Une étude publiée ce matin, lundi 20 juin [2005], par des chercheurs britanniques, pourrait jouer un rôle important dans la façon dont les futurs parents gay et lesbiens envisagent la conception de leurs enfants. Selon les recherches des professeurs Behrouz Aflatoonian et Harry Moore, de l'université de Sheffield, dans le centre de l'Angleterre, il serait possible d'envisager la production de spermatozoïdes et d'ovules «artificiels». «Nous sommes à encore 10 ans d'une mise en pratique clinicienne, nous avons encore beaucoup de travail à faire et nous devons prouver que cette technique est sans risque», a reconnu le professeur Moore, quelques heures avant de dévoiler officiellement les résultats de ses recherches auprès de ses pairs, à Copenhague, dans le cadre d'une conférence de la Société européenne sur la reproduction humaine et l'embryologie. Des études précédentes sur des souris signées aux Etats-Unis et au Japon avaient déjà permis de démontrer la possibilité de produire des cellules souches germinales à partir de cellules souches embryonnaires. Et l'équipe du professeur Hans Scholer, à l'université de Pennsylvanie, avait même réussi à produire des embryons de souris à partir de sperme «artificiel» généré de cette façon.
Les études menées par les professeurs Aflatoonian et Moore ont porté sur des lignées de cellules souches embryonnaires issues d'embryons produits dans le cadre d'une fécondation in vitro. Des cellules souches qui pour certaines, au bout de deux semaines d'incubation, se sont mises à produire des protéines normalement uniquement présentes dans des spermatozoïdes.
Selon Anna Smajdor, chargée des questions éthiques au sein du Imperial College, une célèbre université londonienne, cette découverte «ouvre la voie à de nouveaux défis», et par exemple «la fertilité des femmes ne serait plus limitée par la ménopause». «Cette technique permettant de produire des oeufs à partir de cellules souches germinales masculines, des couples homosexuels pourraient avoir un enfant qui leur soit génétiquement lié à tous les deux», souligne Anna Smajdor. «De même, un homme pourrait seul être à l'origine d'un enfant à partir de son sperme et d'un oeuf qu'il aurait produit lui même, via cette technique», a-t-elle commenté, estimant que cela posait «de nouvelles questions sur la façon dont nous définissons la parenté». Le professeur Moore, prudent, a refusé de s'engager avec certitude sur le fait qu'une cellule souche germinale obtenue à partir d'un homme puisse dériver et devenir un oeuf. De même il a totalement réfuté l'accusation selon laquelle cette technique reviendrait à contourner l'interdiction du clonage reproductif. En revanche, elle permettrait de pallier le manque de donneurs de spermes et d'ovules. Au Royaume-Uni, où un couple sur sept a des problèmes de fertilité, seuls 250 hommes et 1.100 femmes font don de leur sperme ou de leurs ovocytes.

par Judith Silberfeld