Raisonnement logique sur l’existence d'un dieu



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CE QUI SUIT EST UN RAISONNEMENT DE "LOGIQUE".

Si vous le permettez, je poursuis ce chapitre par un jeu, une amusette : la démonstration simple qu’un être surnaturel tel qu’un dieu, ne peut exister.
Cette démonstration présente toutefois le désagrément qu’elle soit un raisonnement. Mais si vous êtes ici, c’est que probablement les raisonnements vous sied. Aussi, il convient de dire que le fait que cette démonstration soit un raisonnement, est étudié dans le raisonnement lui-même !.... Alors.......

Croire en un dieu surnaturel est, je pense, tout à fait louable. En effet, lorsqu’on croit en un dieu, on se réfère à l’Absolu, un Absolu qui nous dépasserait, et qui encadrerait notre existence, sans qu’on sache vraiment en quoi consisterait cet encadrement. On se met du coté du « Bien », simplement en se déclarant à soi-même, et/ou aux autres « que nous avons la foi ». En effet, ces personnes se réfèrent , de par leur culture, et Freud dirait peut-être « leur inconscient collectif », au dieu de la Bible. En conséquence, ils sont auréolés des valeurs du « Bien » sans même les pratiquer effectivement. Comme pour reprendre le dernier argument des évolutionnistes au premier chapitre de ce livre, « Je suis dans le vrai, Allah est grand, et moi aussi ! » De surcroît, la « foi » en un dieu est très bien vue à notre époque, elle est dans les mœurs ; en France 50% des français déclarent être catholiques. Le dieu en question est donc à la mode.
Je veux commencer là la démonstration, pleinement théorique, mais pourquoi pas rigoureuse, de l’inexistence d’un dieu, quel qu’il soit.…
Le dieu en question est le dieu créateur de notre univers. C’est évident, c’est méthodolo-giquement obligatoire. Sinon, en quoi serait-il utile ? S’il n’avait pas créé l’univers, en quoi interviendrait-il ? Et puis, logiquement, il serait bien amenuisé… Le « ciel pourrait bien attendre » désormais, pour plagier le cinéaste américain…


PREMIEREMENT, postuler l’existence d’un principe créateur ne change rien à l’existence. Je m’explique. Pourquoi y aurait-il un principe créateur plutôt que rien ? Et qu’entend-on généralement par « principe organisateur » ? En fait, s’agit-il d’une entité qui a conçu cet ensemble qu’est l’univers et les planètes comme la Terre, pour qu’il fonctionne ? De fait, l’important est que ce principe ait voulu créer un univers qui possède un univers un observateur. Voulu ? Un principe créateur devrait donc contenir tout le pouvoir en lui-même, qui ne soit soumis à aucun autre pouvoir que lui-même. En effet, s’il était soumis à un autre pouvoir, il ne serait plus omnipotent… Et si ce pouvoir a décidé de créer, il n’est par conséquent pas tout-puissant car il est influencé par le désir de créer . C’est à dire qu’il a changé et perd son immuabilité : avant, il n’avait pas le désir de créer, et maintenant, il l’a. S’il crée sans décider de créer, il n’est pas non plus omnipotent, car il ne jouit pas de la liberté de créer, ou de ne pas créer. Son omnipotence est ainsi réfutée.

DEUXIEMEMENT, un tel principe est-il né sans cause ou est-il sa propre cause ? Admettons qu’il soit sa propre cause ( mais là, nous sortons de la science, mais peu importe ). S’il est sa propre cause, il est forcément immuable. En effet, un être qui est sa propre cause satisfait aux règles et des principes de causalité et donc des principes de conséquences ; or, qui dit conséquence, dit changement possible, c’est à dire non immuabilité. Donc, s’il crée, il n’est plus immuable, car la création implique le changement : avant, il n’était pas créateur, après, il est créateur !! De façon opposée, s’il est né sans cause, il ne peut être que hors du réel, puisque cet élément que serait dieu échapperait aux lois du réel, lois qui sont incluses dans le réel, (dont la loi de cause à effet). Or, s’il est hors du réel, eh bien, c’est qu’il n’existe pas !

TROISIEMEMENT, la notion de permanence de ce principe créateur rend impossible toute succession de conditions et d’événements variés : un créateur immuable ne peut avoir deux états successifs. Enfin, s’il crée, il doit être modifié en retour par sa création, car toute action implique une interaction. Aucune cause ne pouvant être unidirectionnelle, la causalité est nécessairement réciproque. Là encore, le créateur perd son immuabilité, et du même coup, son éternité.

QUATRIEMEMENT, si ce principe créateur organise la totalité du monde des phénomènes , il doit contenir en lui toutes les causes du monde. Sinon, il existerait quelque chose en dehors de sa création. C’est logique. Or, le fondement de la loi de la causalité est que, si un événement ne se produit pas, c’est parce que certaines causes ou conditions font défaut. Si une graine ne germe pas, c’est parce qu’elle est défectueuse ou qu’elle manque d’humidité, de chaleur, etc. Tant que toutes les causes ou conditions et les conditions ne sont pas réunies, il est impossible qu’un effet se produise. A l’inverse, quand toutes les causes sont présentes, l’effet doit nécessairement être produit. S’il ne se produisait pas, cela voudrait dire qu’il manque encore quelque chose. Donc, si un principe créateur portait en lui toutes les causes et toutes les conditions de l’univers, il devrait sans cesse créer la totalité de l’univers. Un Big-Bang permanent en quelque sorte, ce qui effectivement pas notre réalité.

Quant au diable, il n’est qu’un pantin, qui s’évanouit au matin, quand on lève la paupière.........