Je traite maintenant les mécanismes intimes qui sont supposés être le moteur de la « spéciation », c’est à dire de l’apparition d’une nouvelle espèce. Emile Guyénot, évolutionniste de renom, affirme, dans son livre « Les inconnues du Transformisme » : « Les mutations, seuls processus évolutifs connus correspondent toujours à des phénomènes de régression ou de répétition. Aucune n’a jamais produit un organe nouveau. […] La perte des ailes pour un oiseau est une calamité ; il faut avoir une mentalité singulière pour y voir une adaptation à la vie terrestre. » Quant à l’apparition de l’œil, « elle se heurte à une véritable impossibilité. », écrivait Darwin, ( c’est moi qui souligne ).
Mais si le lecteur va naviguer sur le web à :
www.ifrance.com/dinosauresextinction
.......Il peut y trouver que la Théorie Synthétique de l’Evolution, dernière-née des chercheurs du CNRS évolutionniste, ne donne pas de cause claire et/ou rationnelle, démontrable, des mécanismes de la supposée « évolution »...
Ce site Internet officiel des évolutionnistes montre par A + B que les explications à la théorie de l’évolution n’existent pas, même théoriquement !
Je m’explique. La Théorie Synthétique de l’Evolution (TSE) propose deux types de causes au phénomène de spéciations* successives :
· Premièrement, des causes intrinsèques
· Deuxièmement des causes extrinsèques
Les causes intrinsèques sont celles, classiques, de la Sélection Naturelle de Darwin et de ses successeurs et élèves ( tels que les néo-darwinistes ); ces causes sont considérées aujourd’hui comme étant largement insuffisantes pour expliquer la supposée spéciation des espèces ; le lecteur peut le lire noir sur blanc sur le web, et je le démontre un peu plus haut dans ce chapitre ( page 33 )...
Les causes extrinsèques, qui seraient environnementales, et qui conditionneraient les espèces à disposer de plus ou moins grandes quantités de phosphates ( PO4 ), de calcite ( CaCO3 ), de potassium ( K+ ) ou encore d’oxygène marin ( O2 ) ; les concentrations de ces éléments modifieraient donc le métabolisme des individus, et par conséquent, exerceraient une pression sélective supplémentaire pour l’apparition de nouvelles espèces. C’est le modèle probabiliste de l'évolution .
Ce qui suit est d’une compréhension particulièrement difficile.
Ces théoriciens proposent une interaction probabiliste entre les variations de l'ensemble des stimuli de l'environnement et les réactions des organismes : ils proposent, comme alternative à la T.S.E., un modèle probabiliste d'interaction entre l'évolution environnementale et l'évolution des organismes. Les paramètres de l'environnement ne se réduisent pas aux seuls stimuli chimiques que nous avons étudiés dans les couches géologiques de l’ère primaire, mais s'étendent à tous ceux qui sont importants (carbone, azote N, hydrogène H, phosphore P, soufre S, pour n'en citer que quelques-uns), aux stimuli physiques (ondes électromagnétiques, ondes sonores et vibrations, phéromones, températures, etc. ), aux situations écologiques variées, aux relations prédateurs/proies, etc.
Cette interaction a été illustrée par l'étude de la variation de plusieurs stimuli chimiques (Calcium, Iode, Oxygène ) et ses conséquences sur celle des organismes. Mais en fait, non seulement, c’est oublier que ce modèle provient rigoureusement de l’observation et l’étude des couches géologiques, mais aussi, n’explique en rien la macro et la méga-évolution : l’anagenèse, en fonction des changements de la zone adaptative, la cladogenèse en fonction de l'occupation de niches écologiques nouvelles, le gradualisme ou « équilibres ponctués » trouvent leur origine dans les mutations aléatoires du génome (Tintant, 1983). Celles-ci, qui interviennent dans les processus de spéciation, ont une capacité explicative très insuffisante en ce qui concerne la chronologie de l'apparition des classes et des embranchements. L'origine de la plus grande partie des phyla* actuels au Cambrien basal et moyen, avec ou sans squelette ( certains auteurs en envisagent l'apparition à cette époque de 60 à 100 phylums ( ou « phyla », au pluriel, comme Baupläne et Valentine en 1986 ), ne trouve pas sa place dans la T.S.E. Il en est de même pour les extinctions de masse, et la tendance générale de l'évolution vers plus de complexité, d'efficacité et d'indépendance vis-à-vis du milieu (organismes diploblastiques*, triploblastiques*, amniotes*, homéothermes* ). Tous ces phénomènes majeurs échappent au modèle standard de la T.S.E. Les corrélations que nous avons établies entre certains paramètres de l'environnement ( Calcium, Iode, Oxygène ) et l'évolution induite de la biodiversité ne trouvent pas non plus d'explication dans le cadre de la T.S.E.
C’est pourquoi un concept supplémentaire est nécessaire : c’est le Principe d'Optimisation.. Je l’explique. Les sciences physiques sont tout entières dominées par des principes de conservation. Le mouvement se conserve : loi d'inertie ou première loi de Newton, conservation du moment cinétique, du moment angulaire, etc. L'énergie se conserve, aux réserves quantiques près : conservation ou transformation des énergies électrique, cinétique, chimique, constantes physiques ( c, vitesse des ondes électromagnétiques ; G, constante de gravitation ; h, constante de Planck).
Parallèlement aux principes de conservation, la modélisation des phénomènes physiques s'interprète en termes de principes d'économie ou d'optimisation. Dans la gravitation einsteinienne*, l'attraction newtonienne, concept dynamique, est remplacée par un concept cinématique*, la géodésique d'espace-temps ( = la trajectoire la plus courte parcourue par une particule d'épreuve dans un espace quadridimensionnel plus ou moins courbé par les masses et l'énergie ). La physique quantique utilise le concept de niveau fondamental minimal d'énergie (état non excité de l'atome). En mécanique quantique, le quantum d'action de Planck h, action minimale, est la pierre angulaire de tous les phénomènes physiques. En mécanique classique, domine le Principe de moindre action de Maupertuis. L'importance de ce Principe se retrouve dans l'électrodynamique quantique où les équations du mouvement, dans les théories des champs, découlent d'un Principe de moindre action quantique ( Hildebrandt 1998). Dans ces différents domaines, le mouvement, l'énergie, l'action sont minimaux. Ce qu'on peut traduire en un Principe d'économie ou d'optimisation des phénomènes physiques.Mais, en fait, ces derniers théoriciens postulent encore une fois l’unicité des lois de la nature appliquée aux organismes vivants et, de plus, ces théoriciens avouent : « Comme tout Principe, le Principe d'optimisation, comme le Principe de sélection naturelle, est indémontrable. C'est un postulat...Qui n'a de valeur que par sa fécondité et tant qu'il n'est pas démenti par les faits (Popper 1980) : et pour cause ! Les évolutionnistes postulent ce principe, puis observent qu’il n’est pas contredit ! Mais tout cela ne démontre rien !!! Toutefois, je continue…Ce principe (qui est postulé, et donc non démontré), se présente comme une alternative au Principe de Sélection Naturelle. Celle-ci est censée trier, parmi les variations génétiques, celles qui sont favorables à l'individu ou à l'espèce, lorsqu'elles ne sont pas neutres (Kimura 1990). C'est donner, en dépit des dénégations vigoureuses de ses partisans (Mayr 1993 - 2000), une signification finaliste aux phénomènes biologiques, les orientant vers une fin panglossienne* (Gould, Lewontin 1979). »
